Cancers à dépister

Cancers à dépister
La probabilité d’avoir un cancer augmente avec l’âge. Le cancer du poumon chez le fumeur, par exemple, mais il est difficile à détecter à temps. En revanche, d’autres peuvent être dépistés à leur début.
FAITES LE TEST !

Même sans risque particulier, il faut dépister le plus tôt possible les cancers qui bénéficient de tests ou d’examens de dépistage, pour pouvoir se traiter efficacement. Certains s’adressent aux deux sexes, d’autres sont destinés aux hommes ou aux femmes.
 
Cancer colorectal
Faire un test Hémoccult qui détecte des traces de sang invisibles à l’œil nu dans les selles. Il est vivement recommandé après 50 ans, si possible chaque année, et d’ailleurs pris en charge par l’Assurance maladie entre 50 et 74 ans. Profitez-en, car les symptômes de la maladie n’apparaissent le plus souvent qu’à un stade avancé. Parlez-en à votre médecin si vous n’avez pas reçu la proposition de participer au dépistage organisé. Si le test revient positif, une coloscopie vous sera proposée pour confirmation avant de passer au traitement.
 
Cancers cutanés
Gare au mélanome, le plus redoutable des cancers de la peau. Inspectez-vous régulièrement, mais comme il n’est pas toujours facile de repérer une anomalie dans le dos ou les cheveux, consultez de temps en temps un dermatologue, c’est plus prudent. Et tous les ans si vous êtes à risque : peau claire, cheveux blonds ou roux, grains de beauté nombreux, expositions fréquentes au soleil. En même temps, le médecin repérera d’autres variétés de cancers cutanés comme le carcinome basocellulaire ou des taches de kératose solaire qui peuvent dégénérer.
 
Cancer de la prostate
À partir de 50 ans, l’hypertrophie de la prostate vous guette, c’est gênant mais pas grave. En revanche, le cancer de la prostate peut l’être, surtout s’il survient à un âge plus précoce qu’habituellement. Son dépistage est une démarche individuelle qui se décide, à partir de cet âge, avec votre médecin. Celui-ci peut pratiquer un toucher rectal et prescrire un dosage du taux de PSA (antigène prostatique spécifique), deux examens complémentaires. L’Association française d’urologie recommande aux hommes ce dépistage une fois par an entre 50 et 74 ans, mais le bien-fondé d’un dépistage systématique reste sujet à controverses.
 

AU FÉMININ
 
Cancer du sein
La palpation des seins ne dispense pas d’une mammographie régulière. De 50 à 74 ans, le programme de dépistage est organisé et gratuit. La double lecture des clichés par des experts permet un meilleur diagnostic.
 
Cancer de l’utérus
Ce cancer dû à des papillomavirus (transmis par voie sexuelle) donne peu de symptômes et évolue sur plusieurs années. Il est donc essentiel de voir un gynécologue tous les 2 ou 3 ans pour un frottis cervico-vaginal et plus souvent si l’on est infectée et que des lésions sont à surveiller.
 
Ostéoporose
Ce n’est pas un cancer, mais il est tout aussi important de la dépister tôt, car les conséquences sont graves (fractures du col du fémur, du poignet, du rachis…) alors qu'un traitement peut ralentir son évolution.

EVELYNE GOGIEN
Décembre 2013


Bien être et Santé