Mincir après les fêtes

Mincir après les fêtes
Même s’il fait glacé dehors, on peut inverser la tendance en revenant à de plus saines pratiques, alimentaires et sportives…
Après les riches repas des fêtes,  il est temps de se remettre dans les clous de journées normales. Et pour cela, point de régime de famine, frustrant par nature, impossible à tenir sur la durée, source donc d’échappement… et de yo-yo dont le corps, et ses adipocytes (qui stockent le gras), garde indéfiniment la mémoire. Pas question non plus de se peser tous les jours, une fois par semaine suffit, histoire de vérifier que l’on est dans la bonne direction, mais l’on peut se fier aussi à son impression de mieux-être dans des vêtements. Éviter également de compter les calories au risque de ne plus penser qu’à sa calculette et de perdre le plaisir de manger. Solution alternative, on évalue à la louche le contenu de son assiette, en prenant en compte séparément chacun des ingrédients (la viande ou le poisson d’une part, les féculents d’autre part) pour ne pas trop se tromper. On procède par petites touches pour une révolution en douceur, plus sûrement durable. Et l’on soutient ses deux principaux organes détoxifiants, le foie et le rein, soumis à de récentes et rudes épreuves solides et liquides, en leur fournissant des carburants de qualité, dénués de toxines, un zeste de curcuma et de romarin, de l’eau à volonté. Enfin, en complément (indispensable !) de cette rééducation alimentaire, de l’activité physique à gogo, au moins 30 minutes par jour : vélo, marche, natation, tout est bon, à condition qu’elle soit régulièrement pratiquée.


1. MANGER ASSIS ET NON DEBOUT !
Debout, on ne savoure pas, on enfourne, pour en terminer au plus vite. On mange donc assis, et sans télévision qui parasite les signaux de satiété.


2. PARIER SUR LE CROQUANT
Une fois la première bouchée avalée, il faut vingt minutes environ au centre cérébral de la satiété pour qu’il se signale. En attendant, l’on mastique, soigneusement, d’autant plus volontiers que l’aliment est cru ou entier, avec une préférence pour les fruits et légumes, les viandes, les crustacés, mais aussi le chocolat noir aux amandes… à index masticatoire élevé.


3. FAIRE DE PETITES PORTIONS
Bien élevé, on finit toujours son assiette, alors mieux vaut qu’elle soit petite ! On se ressert ensuite si la faim le justifie et les signaux de satiété encore absents. Et surtout, on exile le plat de service en cuisine pour ne pas y piocher automatiquement.


4. CHOISIR LE LIGHT A DOSES LEGERES
On boit de l’eau, peu de vin et c’est tout. En buvant light, on se donne bonne conscience et on mange encore plus mal par ailleurs. La preuve par une très récente étude qui faisait le lien entre tour de taille augmenté et sodas light… Même problème pour les solides, le faible teneur en matières grasses crée un effet de halo qui brouille l’addition calorique et fait consommer plus, parce qu’on se croit à l’abri.


5. PRENDRE UN PETIT-DEJEUNER DE ROI...
… un déjeuner de prince et un dîner de pauvre ! En d’autres termes, on réorganise sa journée alimentaire pour manger les bons aliments, aux moments de la journée où ils sont le plus utiles, c’est-à-dire gras le matin, dense au déjeuner, sucré et gras végétal l’après-midi, léger voire ultraléger le soir. En gros et plus précisément, fromage, pain et beurre pour le petit-déjeuner, viande et/ou poisson en quantité avec féculents et légumes verts au déjeuner, gras végétaux (chocolat, avocat, etc.), fruits et dérivés sucrés au goûter, poisson, fruits de mer ou viande blanche et verdure le soir.


A EVITER

- Suivre seul un régime.
Mieux vaut être accompagné par un professionnel de santé car seul, et à des degrés divers selon le régime bien évidemment, on prend le risque d’une fonte musculaire, d’une fragilisation des os, d’effets néfastes sur la fonction rénale ou hépatique, de constipation, de troubles du comportement alimentaire accentués par une restriction cognitive lancinante (l’impression d’être toujours privé et donc frustré), de déficit en fer, de perturbations hormonales, etc.

- Ne pas se faire aider d’un médecin ou d’une diététicienne.
Un régime comporte des risques de déséquilibre de l’alimentation, notamment pour
les personnes plus vulnérables (les enfants, les femmes enceintes, les sportifs, etc.), mais encore de modifications profondes du fonctionnement de l’organisme. À la clé, une reprise de poids, parfois même au-delà du poids initial, à l’arrêt du régime, que ces modifications alimentaires aient été ou non justifiées…



Bien-être et santé
Décembre 2013 / Janvier 2014