Hyperplasie bénigne de la prostate

Hyperplasie bénigne de la prostate
Très fréquente, l’hyperplasie bénigne de la prostate ou HBP touche 80 % des hommes de 80 ans. Il s’agit là d’une évolution naturelle ; alors quoi et comment surveiller ?
La prostate est située sous la vessie et traversée par le canal urinaire. Si elle grossit, comme dans l’hyperplasie, elle appuie sur la vessie, provoquant des troubles mictionnels irritatifs, besoins fréquents d’aller aux toilettes, difficulté à se retenir, mictions pressantes ; ou obstructifs, diminution de la force du jet urinaire, difficulté à uriner, sensation de vidange incomplète. L’intensité des symptômes n’est pas liée au volume de la prostate : les uns sont très gênés alors que leur prostate est quasi normale, d’autres ont une grosse prostate mais aucun symptôme. 


SIGNES D’ALERTES

L’HBP, ou adénome, est le résultat d’un processus bénin et inexorable : la prostate grossit naturellement avec l’âge. Mais la survenue de troubles mictionnels impose une consultation pour s’assurer qu’il s’agit bien d’un adénome et non d’un cancer. En effet, longtemps silencieux, le cancer de la prostate finit par se manifester par des signes identiques à ceux de l’HBP. Il faut donc consulter rapidement en cas de gêne, mais aussi faire examiner sa prostate une fois par an à partir de 50 ans, et à partir de 40 ans s’il y a des facteurs de risque, antécédents familiaux de ce type de cancer, origine afroantillaise.


TESTS SIMPLES A FAIRE

Ce dépistage est réalisé par le médecin traitant grâce à deux tests : le toucher rectal, qui vérifie l’intégralité de la prostate et peut détecter une consistance anormale ; et le dosage sanguin de PSA, antigène prostatique spécifique.S’il s’agit d’un simple adénome bénin, un traitement médical suffira le plus souvent à faire disparaître la plupart des symptômes. 


JOURNÉE NATIONALE DE LA PROSTATE

Depuis maintenant 9 ans, chaque 15 septembre, date de la Journée européenne de la prostate, les urologues français se mobilisent pour informer le grand public et les professionnels de santé. Un engagement qui persiste face au constat de la méconnaissance de cet organe et de la négligence des hommes dans le suivi de ses maladies, bénignes ou sévères, alors que des traitements médicaux ou chirurgicaux existent, d’autant plus efficaces que délivrés tôt.


Dr Daniel LE COURTOIS


Bien être et Santé - Mai 2013