Le cancer du sein

Le cancer du sein
C’est le plus fréquent chez la femme, mais d’importants progrès thérapeutiques ont été réalisés.
On dénombre environ 53 000 nouveaux cas de cancer du sein chaque année et on estime qu’une femme sur neuf sera atteinte. Le plus souvent, il est diagnostiqué chez les femmes de plus de 50 ans. Moins de 10% des cas surviennent avant l’âge de 40 ans.
Les progrès du dépistage et des traitements font que le taux de survie après cancer du sein augmente chaque année. Aujourd’hui, plus de trois cancers du sein sur quatre sont guéris. 


Différents types de cancers
 
Selon le type de cellules à l’origine du cancer, l’aspect de la tumeur et son extension, on distingue différents cancers du sein. Les cancers non invasifs ou in situ (n’envahissant pas les tissus voisins) sont plus facilement traités que les cancers invasifs ou infiltrants. Après un diagnostic de cancer du sein, de nombreux examens complémentaires sont pratiqués pour caractériser le cancer et pour pouvoir le traiter de façon plus ciblée. 
 
• Recherche des récepteurs hormonaux 
Certains cancers sont provoqués par des cellules cancéreuses dont la multiplication est favorisée par les estrogènes ; ils sont dits hormonodépendants. Plus fréquemment observés après la ménopause, ils sont de meilleur pronostic. Ils peuvent être traités par hormonothérapie.
 
• Recherche de l’activation du gène HER2 
Une activation de ce gène dans les cellules est retrouvée dans environ 20 à 30% des cancers du sein invasifs. Désignés par le terme « HER2 positifs », ils requièrent un traitement particulier.
 
• Recherche de mutation génétique 
La recherche de mutation sur les gènes BRCA1 et BRCA 2 s’effectue principalement chez les patientes âgées de moins de 40 ans. 

 
Un traitement personnalisé
 
Le traitement repose sur un ensemble de protocoles codifiés qui sont adaptés aux particularités de la patiente.
• La chirurgie pour enlever la tumeur (mastectomie) peut être partielle (chirurgie conservatrice) ou totale (dans un tiers des cas environ). Parfois, on peut enlever les ganglions (curage axillaire), ce qui peut provoquer un lymphœdème, ou « gros bras ». 
• Des séances de radiothérapie sont souvent prescrites après la chirurgie. 
• La chimiothérapie : ces médicaments, administrés par perfusion ou par voie orale, agissent sur les mécanismes de la division cellulaire.
• L’hormonothérapie (antiœstrogènes, inhibiteurs de l’aromatase, progestatifs) s’administre généralement sous forme de comprimés.
• Les thérapies ciblées bloquent de manière spécifique certains récepteurs situés sur les membranes des cellules. 
 
Les principaux facteurs de risque sont :
• les prédispositions génétiques (souvent des mutations des gènes BRCA1 et BRCA2), responsables de 5 à 10% des cancers, 
• le vieillissement (d’où les programmes de dépistage à partir de 50 ans), 
• le mode de vie (traitement hormonal de longue durée, absence de grossesse ou grossesse tardive...).
 
Les signes d’alerte 
Le dépistage du cancer du sein par mammographie est proposé gratuitement tous les deux ans aux femmes âgées de 50 à 74 ans. Mais certains signes de changement du sein doivent à tout moment alerter : une boule dure dans un sein, des ganglions gonflés et durs au niveau de l’aisselle, des écoulements spontanés au niveau de l’un des mamelons ou leur rétraction dans le sein, ou un aspect peau d’orange de l’épiderme du sein...

 
Christine FALLET

Bien-Etre & Santé
Février 2016
Christine FALLET